Le Phobique de l’Engagement: Une Perte de Temps








Ah celui là, je l’ai pratiqué tellement d’années, c’est ma spécialité ! Au départ il semble complètement inoffensif et on tombe très vite sous le charme de cet homme quelque peu mystérieux et inaccessible. Et quand on se rend compte qu’il y’a un truc qui cloche il est souvent trop tard, on l’aime à en crever et on accepte et tolère des choses qu’on aurait jamais cru accepter et tolérer un jour.
Mais il y’a des signes qui permettent de cerner le phobique de l’engagement avant que ça ne dégénère.

Dès le début plutôt distant, avec des absences prolongées, on pourrait croire qu’il souhaite simplement se faire désirer et c’est complètement déstabilisant, surtout pour une fille vieux jeu comme moi.  
Après votre première nuit d’amour, vous vous attendiez à être spammée de messages et bien vous pouvez toujours courir ! Il ne vous rappellera qu’au bout de plusieurs jours (avec un peu de chance), alors que vous commenciez à vous faire une raison « il ne rappellera jamais ce connard ! » (Oui car vous aurez passé ces quelques jours à l’attendre et à l’insulter de tous les noms).
Vous serez, à votre tour, plus distante et moins confiante. Le problème c’est qu’il adore ça ; vous savoir inaccessible et indépendante, donc il reviendra avec ses yeux de merlan frits irrésistibles, se confondant en excuses, toutes plus bidons les une que les autres, et vous cèderez en grande âme charitable que vous êtes. Vous pensez donc avoir récupéré le pouvoir mais il n’en est rien. Ce n’est que le début.

Et c’est là ! Pile poil à ce moment précis que vous auriez du dire : « STOP ! Je te vois venir petit chenapan ! Tu vas m’en faire baver, m’en faire voir de toutes les couleurs et surtout tu vas me faire espérer et miroiter des choses qui n’arriveront jamais ! »

Mais non, vous n’y voyez que du feu ! Vous êtes naïve et vous pensez que VOUS ferez la différence ! Et c’est justement cet espoir et ce sentiment qui vous fera tenir bon toutes ces années, en passant outre ses absences, ses plans de dernière minute quasi systématique, son manque d’implication et d’investissement dans le couple, son désir d’indépendance et de liberté, ses manigances et ses subterfuges pour vous tenir éloignée le plus possible de lui et de sa vie! Dès que vous parlez projets et avenir, il fuit !

Pourtant les instants passés ensemble, aussi fugaces et insaisissables soient-il, sont merveilleux ! Il y’a une telle osmose, c’est une évidence. Entre vous c’est fusionnel ! Une fusion total du corps et de l’esprit et c’est magnifique mais ce n’est que de la poudre aux yeux et ça complique tout. Car le phobique de l’engagement n’est jamais disponible pour vous. Il est hyperactif, toujours occupé, au travail ou bien en vadrouille avec ses amis. Amis, qu’il ne vous présentera jamais ou très tardivement. Pour ma part j’ai attendu  deux ans. Mais quatre ans de rendez-vous à la va vite, caller entre deux activités palpitantes auxquelles je n’étais, bien évidemment, jamais conviée. Ces amis font partis de son monde et il est hors de question de vous y intégrer ou très rarement ! Vous commencerez à douter de vous : « Il a honte de moi ou quoi ? Je ne suis pas assez bien, pas assez jolie, pas assez intelligente pour être vue en public avec lui ? »

Vous désespérez, vous pestez, vous râlez, vous menacez dans le vide et vous devenez un monstre à ses yeux, son pire cauchemar. Vous l’étouffez ! Il regrette la fille fraîche et désinvolte que vous étiez au début de votre relation. Mais vous n’êtes plus cette personne et comment pourrait-il en être autrement ? Vous vivez dans une insécurité permanente. Il regrette l’ancien vous mais il ne perçoit pas sa part de responsabilité. Vous avez tant fait pour calmer ses peurs, pour ne pas le brusquer, pour s’adapter à son rythme en attendant un retour, en espérant la récompense ultime : un engagement ! Mais c’est une utopie.

Pourquoi faut-il fuir les phobiques de l’engagement ? Tout simplement parce que vous perdez votre temps à espérer un miracle. Vous aurez beau l’attendre patiemment, sagement, lui percevra votre attente comme une pression de plus. Pour lui le couple est synonyme de dictature, d’absence de liberté. Et sa liberté est la chose la plus précieuse à ses yeux. Il est égoïste et égocentrique et votre bonheur ne comptera jamais plus que le sien. Il est voué à batifoler de femme en femme sans jamais rien construire ou bien à une solitude perpétuelle.
De raison, et pleine de désillusions, vous finirez par le quitter à contre cœur bien sur, mais votre bonheur est ailleurs et ça il le savait depuis le début mais il s’est bien gardé de vous le dire !



Alors si, dès le départ, il est fuyant, distant, rechigne à vous intégrer dans son cercle d’amis ou familiale, n’écoutez pas ses belles promesses et FUYEZ !


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13 commentaires

  1. Bonjour et merci pour votre poste,

    Je ne suis pas un habitué des réponses en ligne mais ma situation me pousse à le faire. En effet, je suis moi même un phobique de l'engagement.

    La manière dont vous décrivez le comportement du phobique laisse penser que celui-ci agit consciemment et dans le but de jouer de son partenaire. La réalité est tout autre. Car comme son nom l'indique, le phobique est quelqu'un qui a peur, et qui fuit contre son grès ce qui génère sa peur.

    Auriez-vous aussi peu de compréhension envers quelqu'un qui a peur du vide si vous le forciez à s'approchez du vide ? Le phobique vi constamment dans le doute, la peur et le paradoxe, car je suis presque sur que lorsque vous avez laissé tomber vos phobiques, ceux-ci sont immédiatement revenu à la charge. Car en plus d'avoir peur de l'engagement, le phobique a bien souvent peur de l'abandon.

    Ce genre de specimen a besoin d'être compris et progressivement ramener vers quelque chose qui le rassure, qu'il puisse prendre pleinement conscience de ce qu'il ressent. Pour cela, il faut par contre effectivement avoir un petit peu de volonté, de courage, pour aller chercher à comprendre dans le fond son comportement et lui faire passer ses peurs. Chose que visiblement vous n'aviez pas. Savoir jouer, alterner avec la distance, la proximité, l'éloignement, l'absence, les moments de partages. Jouer à osciller entre le chaud et le froid pour le ramener vers le "tiède" d'une relation équilibrée. Il devrait alors pouvoir s'exprimer pleinement et bien souvent, ceux-ci sont débordant d'émotions (car trop souvent ou pendant trop de temps refoulées) et d'amour...

    Alors plutôt que de laisser tomber comme cela est dit, si vous sentez un minimum de volonté, accrochez-vous, car si vous obtenez des résultats, cela n'en sera que plus beau après le chemin parcouru.

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    1. Bonjour Kyrn,

      Déjà merci beaucoup pour ton commentaire :)
      C'est vrai que je ne me suis pas vraiment penchée sur le mal être que peuvent ressentir les phobiques de l'engagement et étant moi même une grande phobique de pas mal de choses, je me doute que ça ne doit pas être évident.

      Sur ce blog j'aime aborder les sujets avec légèreté et humour en règle général, et je m'excuses si j'ai pu t'offenser de quelques manières que ce soit.
      Le thème globale ici étant "les types d'homme à éviter", il m'a semblé judicieux de parler du phobique de l'engagement car je fus très amoureuse de l'un d'eux durant 4 longues années, voir plus, car j'ai mi beaucoup de temps à me remettre de cette rupture.

      4ans où je me suis battu jour après jour, sans relâche pour avancer, pour faire évoluer et grandir notre couple, avec le sentiment de trainer un poids mort à bout de bras. Au début ultra patiente et compréhensive puis de plus en plus pressente avec les années qui passent et le constat que même si j'ai pu gagner quelques batailles, ce n'est pas moi qui remporterait cette guerre.
      Lasse de devoir marcher sur des oeufs, de devoir prendre des pincettes afin de ne pas le brusquer, Au bout de 4ans, exténuée, à bout de force, j'ai déclaré forfait et mon cher et tendre, voyant ma longue agonie, m'a gentiment libérer et s'est libéré lui même par la même occasion de toute cette pression. Nous en avions grand besoin. J'avais le sentiment d'être une mégère à ses yeux et lui était frustré de ne jamais "être à la hauteur de mes espérances" pourtant minime à mon sens.

      Il me faisait souffrir et je le faisais souffrir en retour. Est ce vraiment cela l'amour? Cette douleur merveilleuse qui nous consume de l'intérieur? je l'ai longtemps cru... je l'aimais et je le sentais au plus profond de mes tripes. Ressentais-t-il la même chose pour moi, je ne le saurai sans doute jamais.

      L'amour est-il censé être aussi dur et compliqué? Pour moi aujourd'hui la réponse est non. Et encore une fois je parle en mon nom. Je ressentais le besoin de pouvoir me reposer sur quelqu'un, une personne sur qui compter, le besoin de vivre une relation calme et sereine où tout coulerait de source, comme une évidence. Un amour simple, beau et passionnant à la fois, sans crise, sans larme ou du moins pas autant :)

      Je pense que même pour un phobique de l'engagement, une fois que l'on rencontre LA personne qui nous fait vibrer et qu'on ne veut surtout pas perdre, les choses se font naturellement et la bataille est moins rude. Je n'étais pas cette personne pour mon phobique et il le savait c'est pour ça qu'il n'a pas cherché à me retenir à la fin. Qu'en serait-il aujourd'hui s'il m'avait retenu? Qui peut savoir? Tout ce que je te confirmer de façon certaine c'est que je me suis battue avec acharnement jusqu'au bout.

      Quoiqu'il en soit cette relation m'a apporté beaucoup, je ne vais pas le nier; j'ai appris beaucoup sur moi même et elle m'a amené à m'interroger sur les couples en général en comparaison au mien. Et c'est donc grâce à mon phobique que ce blog existe :)

      Je t'invite d'ailleurs à consulter 2 de mes premiers post ici, qui traitent justement de l'engagement. Peut être que cela te fera relativiser par rapport à ta phobie.

      http://pinktogram.blogspot.fr/2013/08/lengagement.html?m=1

      http://pinktogram.blogspot.fr/2013/08/lengagement-part-ii.html?m=1

      Encore merci d'avoir partagé ton avis et ton expérience sur le sujet. C'est toujours agréable de pouvoir échanger avec un lecteur! Bonne continuation à toi. :)

      Pinktogram.

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    2. Réponse à Kyrn

      Quand au bout de 5 ans il n'y a pas de résultats, il vaut mieux fuir, désolée mais quelle perte de temps et d'énergie!

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    3. Je vais dans le même sens que Kyrn. Je suis également phobique de l'engagement (oh pioutain on dirait une réunion des phobiques anonymes mdrrrr), et c'est vrai que du point de vue extérieur, je colle à la description (et aussi aux illustrations).
      Mais comme le dit Kyrn, on vit dans le doute permanent et dans la peur, et c'es cette peur qui nous bloque. L'exemple du vertige est bien trouvé, quand on est en pleine rando et qu'on n'a rien entre soi-même et le vide, bah on reste planté comme un baobab en plein milieu du sentier (et on bloque tout le monde derrière), impossible de faire un pas tellement on a peur de faire un mauvais mouvement et de s'embourber dans une mouise interstellaire.
      L'engagement c'est pareil. Si on fait quoi que ce soit, on flippe parce qu'on a peur de s'embourber dans une relation qui ne nous correspond pas forcément (le caractère du partenaire, sa famille, ses habitudes, les changements dans la vie sociale...), et on a encore plus peur de ne plus pouvoir revenir en arrière, du moins, pas facilement !

      Puis ce qu'il y a à prendre en compte aussi, c'est la manière dont le partenaire propose. Plus le phobique va ressentir de l'insistance, voire même du reproche, plus il va fuir. Plus il ressentira une proposition de choix de la part du partenaire, plus il se sentira libre et donc il aura moins peur de la proposition.
      Parce que si le partenaire propose une sortie ou des vacances sur le mode de la contrainte et de l'insistance ("tu dis oui, t'as pas le choix, allezallezallezallez disouidisouidisoui, t'as pas le choix si tu dis non je fais la gueule, puis on est ensemble donc tu m'appartiens t'as pas le choix", bon j'exagère mais c'est comme ça que le phobique ressent la demande si elle est faite de manière insistante), là c'est sûr qu'il va se sentir oppressé, étouffé, emprisonné, englué et la seule solution reste soit le conflit, soit la fuite.

      Après je ne dis pas qu'il n'y a aucune part d'égoïsme (qui ne l'est pas ?).
      Chacun gère son égoïsme à sa manière. Le phobique le gérera par son besoin excessif de liberté et d'indépendance, et d'autres par le besoin de ne pas se sentir abandonné par son partenaire. D'autres, par une publication excessive de photos de couples, etc. Il y a autant d'égoïsmes que de personnes en fait ;)

      Voilà :)

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  4. Merci La Belle Bleue pour ton commentaire et merci de nous partager ton point de vue ! Sympa l'idée de réunion de phobique anonyme ! ^^
    Comme je l'ai dit précédemment à Kyrn, je ne me suis pas vraiment penchée sur le mal être du phobique, car j'ai été celle qui "subit".
    Et encore une fois je suis restée en couple avec mon phobique durant 4 longues années et vraiment je pense avoir tout tenté, toute les manigances et les subterfuges possibles pour ne pas le brusquer, pour qu'il soit en confiance. J'avoue que plus je jouais les distantes plus c'était efficace. Mais a un moment donné ce n'était plus possible, je me suis demandée si c'était vraiment ça l'amour?? faire semblant, prendre des pincettes, manipuler?
    J'ai du me rendre à l'évidence que je n'étais pas heureuse. Je faisais des efforts incroyables et je n'avais que très peu de retour, voir pas du tout. J'en ai eu assez de faire passer ses besoins avant les miens et donc la rupture était inévitable. S'il m'avait vraiment aimé il m'aurait retenu, il a préféré me laissé partir, parce qu'il savait que je ne serais jamais heureuse et parce qu'il n'était clairement pas prêt surtout.
    Et voilà 4ans que nous sommes séparés et bien que je ne sache pas du tout ce qu'il devient, je suis certaine d'une chose c'est qu'on était pas fait l'un pour l'autre ! J'espère pour lui soit qu'il a trouvé quelqu'un de patient (encore plus que moi ^^) ou bien qu'avec les années sa phobie s'est calmé.
    Pour ma part je suis fiancée à un homme extraordinaire avec qui je peux être la meilleur version de moi même, avec qui je peux être imparfaite et impatiente aussi, avec qui je peux partager mes crainte sur la vie et l'avenir sans avoir peur de le faire fuir...
    Maintenant je n'ai aucune rancoeur, je pense en effet que la phobie de l'engagement est un vrai mal et ceux qui en souffre devrait peut être songer à faire une psychanalyse car il serait intéressant de connaître l'origine de se mal.

    En tout cas merci encore pour ton commentaire c'est toujours un plaisir! ^^
    bonne soirée.

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    1. Je n'ai même pas pu aller jusq au stade du "couple" Avec lui apres 4 ans de rares rencontres magiques mais laborieuses
      Quand je m efface il réapparaît il se met sur mon chemin et quand je le questionne a minima il me parle de "self contrôle " je le sais sincère et plein de sentiments mais voilà la peur chez lui est plus forte que tout ce que je représente c sa maîtresse bien plus que je ne le serais jamais ...apres lui avoir déclarer que j'étais amoureuse de lui au bout de deux ans qu il a tenté de réduire à rien, il a feint de le découvrir et à prétexter qu il ne l était pas encore q on ne s était pas assez fréquente bla-bla-bla ...puis disparition et ce depuis 2 ans Avec des tentatives de retour (apl sans pouvoir parler, rencontre par hasard lol...) j'essaie de tenir bon BIen qu il est hacké mon compte fb et s'arrange pour que je ne l oublie pas ! J'ai lu bcp sur le sujet qui décrit Tb la névrose et comment le sujet peut ou pas s en sortir mais pour les "victimes" rien pas de protocole de conduite à part toujours ce conseil "fuyez"
      Fuir quand on a des sentiments et que l on sait que c réciproque c juste demander d être schizophrènes c tres difficile ...

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  5. Merci Ev'Allegoria pour ton témoignage par commentaire.
    Les sentiments c'est merveilleux mais faut dire aussi que ça nous brouille les idées. L'amour c'est beau même s'il arrive qu'il soit absurde. Je vais prendre un exemple très extrème pour appuyer mon propos et surtout ne m'en tien pas rigueur.. mais on a déjà vu des femmes folles amoureuses de grand criminel, de tueur en série ou plus fréquement, des femmes amoureusent d'hommes qui les maltraitent..
    Bien sur ce phobique que tu aimes ne te maltraite pas à proprement parlé, mais. C'est une forme de torture. D'ailleurs tu emplois toi même le terme de "victime" et même s'il y a des guillemets, le terme reste fort et approprié.
    Te rends tu compte que cette histoire persiste depuis 4ans et qu'il l'a ni en bloque tout en refusant de te laisser l'oublier. C'est très égoiste..
    Est ce ainsi que tu imaginais ta vie amoureuse avant de le rencontrer?
    Tu peux t'accrocher par amour et tenter de le faire évoluer tout doucement mais le risque est gros. Tu finira par lui en vouloir pour toutes ses années sacrifiées et il te dira qu'il ne t'as jamais rien promis et tu souffrira énormément.

    Comment se projeter avec lui, envisager une vie sociale, une vie de famille?
    Si tu décides de t'accrocher, tu dois le faire en connaissance de cause.
    C'est vrai qu'on est jamais sûr de rien, peut etre qu'en persistant il y'a une belle histoire à la clé. Mais vu ton récit, selon moi, et ce n'est encore une fois que mon avis, il semble être à stade avancé de la phobie de l'engagement et un changement de sa part relèverait du miracle, sans vouloir être pessimiste.
    En tout cas tu as tout mon soutien en espérant que tout s'arrange :)

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  7. Bravo pour cet article ! C'est amusant de constater qu'on peut finalement trouver autant de points saillants de personnalité communs à des personnes. Je me refusais à mettre les gens dans des cases, mais maintenant je suis face à l'évidence, moi aussi j'ai été victime d'un phobique de l'engagement.
    J'en suis tombée tellement amoureuse que j'ai quitté mon mari pour lui. Il avait peur, mais il est resté, me disant qu'il m'aimait et qu'il voulait vaincre sa peur parce qu'avec moi il voulait essayer.
    Mais peu à peu quand je suis devenue disponible, j'ai eu de moins en moins de nouvelles. Impossible de prévoir quoi que ce soit, tout devait se faire dans l'improvisation. Parfois pas de nouvelles pendant plusieurs jours. Quant à officialiser notre relation, n'y pensons pas.
    Et moi pendant ce temps je me transformais, je devenais ce genre de filles capricieuses et râleuses que j'ai toujours détestées. J'avais peur, je faisais des crises. Et il s'éloignait d'autant plus.
    Mais quand j'étais avec lui, quel bonheur, je l'ai aimé (et je l'aime encore) comme je ne pensais pas qu'on pouvait aimer. C'est ça qui me faisait tenir et accepter tant de choses que je considérais jusqu'alors inacceptables.
    Et puis un jour n'y pouvant plus, ma patience s'est fissurée, j'ai complètement craqué, je l'ai quitté, sur un coup de tête. J'en pouvais juste plus. Je n'étais pas considérée, pas prise en compte, alors que j'aurais tout donné pour lui.
    Il a accepté, ne s'est pas battu. Mais m'a expliqué qu'il m'aimait mais ne pouvait pas faire plus et qu'il savait qu'il ne me rendrait jamais heureuse. Il m'a dit que c'était malgré lui, qu'il avait une force en lui qui l'empêchait de s'engager plus.
    Et puis un mois plus tard, je suis revenue, en rampant, prête à tout, à tout accepter, car cet homme je l'avais dans la peau. Mais il m'a poliment éconduite (j'avoue, je ne donnais pas trop envie, à pleurer et à dire que j'étais prête à tout pour lui). Non il ne pouvait pas, non il n'était pas capable d'être "en couple". Ce mot même lui donnait la nausée. Et puis il avait peur que je le quitte de nouveau, et ce qu'il voulait de toutes façons dans sa vie c'était de ne pas être malheureux, il ne recherchait pas le bonheur.
    Je souffre donc terriblement, je suis anéantie, j'ai mal, je ne pensais pas que l'amour pouvait faire aussi mal. Chaque instant je pense à lui, et je crains de ne jamais partager de nouveau un tel amour avec un homme.
    Alors oui, ce truc de l'incapacité à s'engager, ça fait un peu prétexte pour ne pas dire qu'on n'aime plus l'autre, c'est ce que j'ai longtemps pensé. Mais en fait, plus j'y réfléchis, plus j'y crois. Je sais qu'il m'aime. Mais il n'y arrive pas.
    Et moi de continuer à espérer en une histoire qui, si elle était amenée à revivre, ne m'épanouirait de toutes façons pas.
    Bref, merci pour ce bel article. Avez vous retrouvé l'amour après cette histoire ?

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  8. Merci Victoire de partager ton expérience en commentaire. ^^ c'est toujours bien de voir qu'on est pas seule à avoir vécu ce genre de chose.
    Tu as quitté ton mari par amour pour lui ce qui est déjà un pas radical et je suis étonnée qu'il t'ai laissé faire d'ailleurs, parce que ce genre de preuve d'amour a tendance à faire peur au phobique de l'engagement.
    Quoiqu'il en soit aujourd'hui vous êtes séparés et j'imagine que ce doit être vraiment dur.
    Pour ma part ça fait 4ans que j'ai quitté mon phobique, tout comme toi, à contre-coeur, car je l'aimais énormément. En le quittant j'espérais en fait un électrochoc de son coté, et que ce soit lui qui revienne me supplier de le reprendre, qu'il se rende compte qu'il ne veut pas me perdre malgré sa phobie. Mais non.
    Je te mentirai si je te disais que les mois qui ont suivi n'étais pas difficile. J'ai beaucoup souffert, je ressentais toujours ce besoin de lui envoyer des messages, auxquelles j'avais rarement de réponse, ce qui m'enrageais encore plus.
    J'ai fais des rencontres par la suite mais rien ni faisait, il restait dans ma tête et dans mon coeur.
    Ce n'est que presque 3 ans plus tard, que j'ai fait la rencontre qui a changé ma vie. Un homme à l'opposé de mon phobique ! Un homme mature, engagé, amoureux... contre qui je n'ai pas besoin de me battre, avec qui tout coule de source. Enfin la paix.
    Bien sur comme tous les couples on se prend le bec par moment, mais c'est vraiment rien à coté des crises perpétuelles et de l'insécurité avec mon phobique.
    Un an après il me demandait en mariage et voilà que nous organisons notre mariage pour Juin 2018.

    J'ai souvent pensé que l'amour devait faire mal en quelque sorte, ressentir un amour si fort qu'il t'arrache forcément les trippes. Mais en fait non, on peut aimer très fort et passionnément sans souffrir! Enfin pouvoir être soi même, sans avoir à toujours se poser des questions. Pouvoir être faible aussi par moment et savoir qu'on peut se reposer sur son partenaire, quel bonheur! :)

    Aujourd'hui je suis sereine dans mon couple et je te souhaite de trouver cela toi aussi.

    Encore merci!
    La bise.

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  9. Merci pour de retour ! Plein d'espoir :-)
    C'est super de pouvoir échanger sur tout ça.... Quand on est mal, juste savoir qu'on n'est pas seule, et que d'autres s'en sont sorties, ça fait du bien.
    Félicitations pour ce mariage !!

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